Interpellation sur le chômage et l’exode des jeunes à Woluwe-Saint-Pierre et les mesures à prendre pour l’enrayer

A la suite d’une question écrite adressée par ECOLO au Collège des Bourgmestre et Echevins, de la réponse à cette question en avril 2012 et à la lecture du rapport établi par le Collège à l’occasion de la présentation au Conseil communal du projet de budget pour l’exercice 2012, il peut être constaté que :

- le taux de chômage des jeunes Wolusampétrusiens de moins de 25 ans était de près de 20% en 2011 (+-30% en Région bruxelloise) ;
- seulement 2% du personnel administratif et technique communal et 7,5% du personnel ouvrier avait moins de 25 ans.

Par ailleurs, de nombreux jeunes Wolusampétrusiens doivent quitter la commune, parce que les prix de vente et les loyers des biens immobiliers y sont trop élevés.

Le Collège des Bourgmestre et Echevins pourrait-il indiquer au Conseil communal :

- s’il estime que 20% de chômeurs chez les jeunes de moins de 25 ans est un taux acceptable dans une commune comme Woluwe-Saint-Pierre ;

- s’il n’est pas possible d’engager un nombre accru de jeunes et, en particulier,
de jeunes Wolusampétrusiens dans l’administration communale de
Woluwe-Saint-Pierre ;

- pourquoi le Collège ne fait aucun effort réel, depuis de très nombreuses années, pour soutenir auprès de la Région bruxelloise la construction à Woluwe-Saint-Pierre (a) de logements sociaux supplémentaires (6% de logements sociaux dans la commune, un des taux les plus bas de la Région bruxelloise) et (b) de logements à des loyers abordables supplémentaires, ce qui permettrait notamment à des jeunes démunis financièrement ou ayant un budget réduit d’accéder plus facilement à un logement ;

- s’il n’estime pas qu’il faudrait davantage accroître l’offre de logements sur le territoire de la commune de l’Agence immobilière sociale "Le Relais" (au 23 mai 2012, sur 129 logements gérée par l’AIS Wolusampétrusienne, seulement 67 se situe le territoire communal) ;

- combien il y a actuellement de logements vides ou réellement inoccupés à Woluwe-Saint-Pierre, quelles sont les mesures qui sont prises pour inciter réellement leurs propriétaires à remettre ces biens sur le marché locatif et à cet égard combien d’amendes ont été effectivement encaissées par rapport au nombre de biens vides dans le cadre de la taxation sur les immeubles inoccupés ?

Pour le groupe ECOLO
Pascal Lefèvre, Conseiller communal

Publié le jeudi 7 juin 2012
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